Pan-American Crossing (PAC) : un câble sous-marin transpacifique
Le Pan-American Crossing (PAC) est un système de câbles sous-marins de télécommunications s'étendant sur environ 10 000 km, connectant plusieurs points d'atterrissement à travers les Amériques et le Pacifique. Propriété de Cirion Technologies, ce câble est opérationnel depuis l'année 2000, selon les archives de GeoCables, et est actuellement en service. Son itinéraire inclut des points d'atterrissement à
Fort Amador (Panama),
Grover Beach (États-Unis),
Mazatlán (Mexique),
Tijuana (Mexique), et
Unqui (Costa Rica).
Ce qui rend le PAC particulièrement intéressant, c'est l'absence d'informations publiquement disponibles concernant sa capacité de conception, le nombre de paires de fibres, son fournisseur et sa technologie. Ce manque de détails laisse place à des spéculations sur ses spécifications techniques et ses capacités opérationnelles, bien que ces spéculations ne puissent être confirmées sans documentation de l'opérateur. Par ailleurs, ses performances en termes de latence, calculées et mesurées, offrent un aperçu des limitations physiques et des réalités des réseaux de câbles sous-marins.
Faits rapides
| Nom du câble | Pan-American Crossing (PAC) |
| Longueur | 10 000 km |
| Année de mise en service | 2000 (base de données GeoCables ; sources industrielles non citées) |
| Propriétaire | Cirion Technologies |
| Statut | En service |
| Capacité de conception | Non divulguée |
| Paires de fibres | Non divulguées |
| Fournisseur | Non divulgué |
| Technologie | Non divulguée |
| Points d'atterrissement | Fort Amador (Panama), Grover Beach (États-Unis), Mazatlán (Mexique), Tijuana (Mexique), Unqui (Costa Rica) |
Itinéraire
Le PAC connecte cinq points d'atterrissement à travers les Amériques et le Pacifique. Partant de Fort Amador, au Panama, le câble s'étend vers le nord jusqu'à Grover Beach, en Californie, aux États-Unis. Il relie également Mazatlán et Tijuana au Mexique, ainsi qu'Unqui au Costa Rica. Cet itinéraire traverse des régions géographiques variées, reliant l'Amérique centrale, l'Amérique du Nord et la côte pacifique. Fort Amador sert de hub pour d'autres câbles tels que le
South American Crossing (SAC), tandis que Grover Beach accueille des connexions avec
Bifrost,
JUNO et
Pacific Crossing-1 (PC-1). Mazatlán est également connecté au
TMX5, offrant des options de redondance dans la région.
Pourquoi il a été construit et ce qu'il transporte
Le câble PAC a probablement été construit pour améliorer la connectivité entre l'Amérique centrale, le Mexique et les États-Unis, facilitant le trafic de données internationales à travers les Amériques. Les câbles sous-marins comme le PAC sont généralement conçus pour supporter la transmission de données à haute capacité pour les télécommunications, les services Internet et les réseaux d'entreprise. Cependant, sans données divulguées sur la capacité de conception ou le nombre de paires de fibres, les capacités spécifiques du PAC restent incertaines.
Historique : ce que l'on peut établir
Les archives de GeoCables indiquent que le PAC a été mis en service en 2000. Aucune date contradictoire n'a été relevée dans les sources industrielles, ce qui laisse cette chronologie incontestée. Le câble a été développé au cours d'une période d'expansion rapide des systèmes de câbles sous-marins mondiaux, motivée par une demande croissante de bande passante internationale. Bien que le fournisseur et les détails spécifiques de construction ne soient pas divulgués, le statut opérationnel actuel du PAC confirme sa longévité et sa pertinence continue.
Capacité et technologie
Les informations disponibles publiquement ne précisent pas la capacité de conception, le nombre de paires de fibres ou la technologie utilisée pour le PAC. En l'absence de documentation de l'opérateur, il est impossible de déterminer si le PAC a été modernisé ou s'il conserve sa configuration d'origine. Les câbles sous-marins utilisent généralement la technologie de multiplexage en longueur d'onde (WDM) pour maximiser la capacité, mais l'attribuer au PAC sans preuve serait spéculatif.
Latence : la physique
La latence théorique pour le segment sous-marin du PAC est d'environ 49,0 ms aller simple et 98,0 ms aller-retour, calculée sur la base de la vitesse de la lumière dans la fibre (200-204 000 km/s) sur ses 10 000 km de longueur. Cependant, les mesures réelles de latence sont plus élevées en raison des retards supplémentaires causés par les segments terrestres, les équipements terminaux et le routage. Les mesures en temps réel de GeoCables indiquent les valeurs suivantes :
- Fort Amador -> Grover Beach : min 115,0 ms, moy 118,9 ms
- Grover Beach -> Fort Amador : min 119,7 ms, moy 125,5 ms
- Minsk -> Fort Amador : min 195,4 ms, moy 196,1 ms
- Sao Paulo -> Fort Amador : min 164,2 ms, moy 164,7 ms
- Singapour -> Fort Amador : min 283,7 ms, moy 290,1 ms
Ces mesures reflètent le chemin complet sur Internet, et non uniquement le câble lui-même, et incluent les inefficacités de routage et les retards des réseaux terrestres.
Redondance : que se passe-t-il en cas de panne
En cas de panne, la redondance dans le corridor du PAC est assurée par d'autres câbles situés à ses points d'atterrissement. Fort Amador héberge le South American Crossing (SAC), tandis que Grover Beach est connecté à Bifrost, JUNO et Pacific Crossing-1 (PC-1). Mazatlán est relié au TMX5. Les pratiques standards de l'industrie pour la réparation des câbles sous-marins incluent le déploiement de navires spécialisés pour localiser et réparer les pannes, ce qui peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines selon la nature du problème et les conditions météorologiques.
Conclusion
- Le PAC s'étend sur 10 000 km, reliant le Panama, le Costa Rica, le Mexique et les États-Unis.
- Propriété de Cirion Technologies, il est en service depuis 2000.
- La capacité de conception, les paires de fibres, le fournisseur et la technologie ne sont pas divulgués publiquement.
- La latence mesurée dépasse les calculs théoriques, reflétant les complexités du routage réel.
- La redondance est assurée par d'autres câbles à ses points d'atterrissement.