Connectivité Internet du Liban : Câbles, Points d'Entrée et Vulnérabilités
Routes en surbrillance, latence, points de débarquement et navires à proximité→
Connectivité Internet au Liban : Câbles et Points d'Entrée
Le Liban est connecté à l'internet mondial via quatre câbles sous-marins : IMEWE (12 091 км, MEP 2010), CADMOS (230 км, MEP 1995), BERYTAR (134 км, MEP 1997) et le futur CADMOS-2 (250 км, prévu pour 2026). Les points d'atterrissage de ces câbles se trouvent dans quatre villes côtières : Beyrouth, Jdeideh, Saïda et Tripoli. L'indice d'isolement du pays est de 60/100, indiquant un niveau de vulnérabilité modéré : affecté à un ou plusieurs câbles pourrait perturber considérablement la connectivité.
Deux des câbles actifs (CADMOS et BERYTAR) ont des longueurs limitées et sont principalement utilisés pour des connexions locales avec les pays voisins, ce qui les rend moins fiables pour le transit mondial. La majorité du trafic international transite par IMEWE, qui relie le Liban à l'Europe, au Moyen-Orient et à l'Asie. Cependant, la dépendance à un petit nombre de routes crée des risques en cas d'accidents ou de perturbations externes.
Contrôle du Trafic et Censure
Il est connu que le Liban dispose de mécanismes pour contrôler le trafic internet, y compris une éventuelle censure DNS et le blocage de certaines ressources. Cependant, GeoCables ne réalise pas de mesures directes de ces processus dans le pays en raison de l'absence de points d'observation (vantage probes). Cela rend impossible de confirmer ou de nier le niveau de censure sur la base de nos données. Néanmoins, l'infrastructure des câbles sous-marins reliant le Liban au reste du monde reste un lien critique par lequel transite tout le trafic international du pays.
Impact des Conflits sur la Connectivité
Le Liban est situé dans une région à forte activité conflictuelle, en particulier dans le sud du pays. GeoCables surveille cinq régions présentant des risques potentiels pour les infrastructures : Nabatieh, la Bekaa, Beyrouth, le Mont-Liban et le Sud-Liban. Au cours des 60 derniers jours, des incidents liés à des escalades le long de la frontière avec Israël ont été enregistrés, notamment des frappes aériennes et des échanges de tirs. Cependant, le niveau d'alerte maximal actuel selon les données de GeoCables est de 0,033, ce qui indique qu'il n'y a pas de menace immédiate pour les câbles sous-marins ou les nœuds terrestres à ce jour.
Historiquement, les conflits dans la région ont entraîné des dommages aux infrastructures de télécommunications, soulignant l'importance des routes de secours et de la diversification des points d'entrée pour garantir la résilience du réseau.
Points de Convergence et Vulnérabilités
Les principaux risques pour la connectivité internet du Liban sont associés au nombre limité de câbles sous-marins et à leur forte concentration en quelques points d'atterrissage. Par exemple, affecté à IMEWE, qui transporte une part importante du trafic international, pourrait entraîner des perturbations généralisées. Les câbles locaux CADMOS et BERYTAR sont également vulnérables en raison de leurs longueurs limitées et de leur dépendance à la stabilité des pays voisins.
Les voisins de transit du Liban sont Chypre et l'Égypte, par lesquels passent les principales routes de trafic international. En cas de rupture ou de blocage d'un câble sur l'une de ces routes, le Liban pourrait être isolé du réseau mondial.
Ce que GeoCables Surveille
GeoCables surveille l'état des quatre câbles sous-marins reliant le Liban, y compris leur capacité, leurs points d'atterrissage et les risques potentiels. Une attention particulière est accordée à IMEWE en tant que principale route internationale et au futur CADMOS-2, qui devrait renforcer la résilience du réseau après son déploiement en 2026. La surveillance s'étend également aux zones de conflit pour identifier rapidement les menaces potentielles pour les infrastructures de télécommunications.