JAKO : Un câble sous-marin prévu pour relier la Corée du Sud et le Japon
Le câble sous-marin JAKO est un système de télécommunications en projet, conçu pour relier
Busan en Corée du Sud à
Fukuoka au Japon. Avec une longueur totale de 260 kilomètres, JAKO devrait offrir une connexion directe et à faible latence entre ces deux hubs importants d'Asie du Nord-Est. Le câble est détenu conjointement par Amazon Web Services, Arteria, Dreamline et Microsoft, tous des acteurs majeurs des industries technologiques et des télécommunications. Sa date de mise en service (RFS) est enregistrée comme étant 2027 dans la base de données de GeoCables, mais à ce jour, le câble n'est pas encore opérationnel.
Ce qui distingue JAKO, c'est son potentiel à améliorer la connectivité entre la Corée du Sud et le Japon, deux pays dotés d'économies numériques très développées et de réseaux de câbles sous-marins denses. Cependant, plusieurs détails techniques concernant le câble restent inconnus, notamment sa capacité de conception, le nombre de paires de fibres, le fournisseur et les caractéristiques technologiques spécifiques. Ces inconnues rendent difficile l'évaluation de son impact complet sur ce corridor tant que des informations supplémentaires ne seront pas rendues publiques.
Faits rapides
| Nom du câble | JAKO |
| Longueur | 260 km |
| Année de mise en service | 2027 (base de données GeoCables) |
| Propriétaires | Amazon Web Services, Arteria, Dreamline, Microsoft |
| Statut | Prévu - Pas encore en service |
| Capacité de conception | Non divulguée |
| Paires de fibres | Non divulguées |
| Fournisseur | Non divulgué |
| Points d'atterrissage | Busan (Corée du Sud), Fukuoka (Japon) |
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Itinéraire
Le câble JAKO reliera Busan, en Corée du Sud, à Fukuoka, au Japon. Busan est une grande ville portuaire et un hub essentiel pour les câbles sous-marins internationaux, accueillant plusieurs systèmes, notamment
APCN-2,
Asia Pacific Gateway (APG) et New Cross Pacific (NCP). Fukuoka, située sur l'île de Kyushu au Japon, est un autre site d'atterrissage important, déjà connecté par des câbles tels que le
Korea-Japan Cable Network (KJCN) et le
I-AM Cable. Ce corridor est bien établi, avec de multiples câbles desservant déjà la route entre la Corée du Sud et le Japon.
Pourquoi il a été construit et ce qu'il transporte
Le câble JAKO est développé pour fournir une capacité supplémentaire et une redondance dans le corridor très fréquenté entre la Corée du Sud et le Japon. Les deux pays sont des leaders dans l'adoption des technologies et la consommation de données, et leurs économies dépendent fortement d'une connectivité internationale robuste. Étant donné l'implication de grands fournisseurs de services cloud comme Amazon Web Services et Microsoft, JAKO est probablement conçu pour prendre en charge des applications d'entreprise à large bande passante, des services cloud et l'interconnexion des centres de données. Cependant, les détails spécifiques concernant sa capacité de conception et sa technologie n'ont pas été divulgués, ce qui laisse incertain l'étendue complète de ses capacités.
Historique : ce que l'on peut établir
GeoCables enregistre l'année de mise en service de JAKO comme étant 2027, mais comme le câble est encore en phase de planification, il n'existe pas d'historique opérationnel à analyser. Si des sources industrielles suggèrent une autre année de mise en service, cela pourrait être dû à des retards dans les autorisations, la construction ou d'autres défis logistiques courants dans les projets de câbles sous-marins. Pour l'instant, 2027 reste l'estimation la plus fiable disponible.
Capacité et technologie
Les informations disponibles publiquement ne confirment pas la capacité de conception de JAKO ni le nombre de paires de fibres qu'il contiendra. En l'absence de documentation des propriétaires ou des fournisseurs, il est impossible de préciser ces spécifications. De même, le fournisseur et les caractéristiques technologiques du câble restent non divulgués. Ce manque de transparence n'est pas inhabituel pour les câbles en projet, car les spécifications détaillées sont souvent révélées à l'approche de la phase de déploiement.
Latence : la physique
La latence théorique de propagation unidirectionnelle de la lumière pour le segment sous-marin de 260 kilomètres de JAKO est d'environ 1,3 milliseconde, avec un temps de trajet aller-retour (RTT) minimal de 2,5 millisecondes. Ce calcul suppose des conditions optimales et exclut les contributions de latence des segments terrestres, des équipements terminaux et du routage. Les mesures de latence en conditions réelles, telles que celles enregistrées par les sondes à distance de GeoCables, montrent des RTT nettement plus élevés en raison de ces facteurs supplémentaires. Par exemple, le RTT mesuré entre Busan et Fukuoka est en moyenne de 19,2 millisecondes, dépassant largement le seuil théorique. Cette différence met en évidence l'écart entre la physique du câble et le cheminement plus large d'Internet.
Redondance : que se passe-t-il en cas de panne
En cas de panne, le trafic sur le câble JAKO pourrait être redirigé via des systèmes alternatifs qui atterrissent à la fois à Busan et à Fukuoka, tels que l'I-AM Cable ou le Korea-Japan Cable Network (KJCN). Ces deux câbles sont bien établis dans le même corridor et assurent une redondance pour la connectivité régionale. Les réparations des câbles sous-marins impliquent généralement des navires spécialisés et peuvent prendre des semaines, selon la nature de la panne et les conditions météorologiques. Étant donné la forte densité de câbles dans ce corridor, la redondance est bien assurée.
En résumé
- JAKO est un câble sous-marin prévu pour relier Busan, en Corée du Sud, et Fukuoka, au Japon.
- Son année de mise en service est enregistrée comme étant 2027, mais il n'est pas encore opérationnel.
- Les principaux détails techniques, notamment la capacité de conception et les paires de fibres, n'ont pas été divulgués.
- La latence théorique pour le segment sous-marin est d'environ 2,5 millisecondes RTT, mais les mesures en conditions réelles sont beaucoup plus élevées.
- La redondance dans le corridor est assurée par des câbles existants tels que l'I-AM Cable et le Korea-Japan Cable Network (KJCN).